Longtemps, la cuisine grecque a souffert en France d’une image réductrice, souvent associée à une restauration rapide standardisée, voire confondue avec d’autres offres méditerranéennes ou levantines. Mais le paysage évolue, porté par l’arrivée d’enseignes chaînées qui structurent le marché, entre restauration à table, concepts hybrides et épiceries-traiteurs spécialisés.
Réduite un temps à l’image du kebab ou du gyros, la cuisine grecque bénéficie aujourd’hui d’un regain d’intérêt. Pour autant, la dynamique reste mesurée. « Je pense qu’elle aurait dû exploser plus que ça », observe Bernard Boutboul,
président de Gira Conseil. « C’est une cuisine qui coche beaucoup de cases : elle est méditerranéenne, saine, conviviale et basée sur le partage. Pourtant, on n’assiste pas à un raz-de-marée. » Plusieurs facteurs expliquent son potentiel : retour au produit, quête d’une alimentation plus saine, succès des formats de partage et ouverture croissante des consommateurs aux cuisines du monde, dans un contexte où la notion de « manger mieux » structure de plus en plus les arbitrages alimentaires. « La cuisine grecque bénéficie de nombreux atouts : elle est goûteuse, accessible, conviviale et ancrée dans un terroir fort », souligne Pierre-Julien Chantzios, cofondateur d’Eleni Group.
Une cuisine de produits
Le socle de la cuisine grecque repose sur une logique simple : la mise en
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