Andreas Mavrommatis, récemment disparu, laisse une empreinte déterminante dans l’histoire de la gastronomie grecque française. Ses frères Evagoras et Dionysos ont repris le flambeau.
Pascale Benhaïem-Komlos
Plus qu’un restaurateur, Andreas fut un véritable ambassadeur de la cuisine grecque en France. Formé à la psychologie clinique, il se tourne, avec son frère Evagoras, vers la restauration presque par nécessité, alors qu’ils sont encore étudiants. « On était obligés de travailler pour gagner notre vie pendant nos études. C’est comme ça qu’on a commencé », raconte ce dernier. Très vite, une ambition émerge : faire découvrir aux Français une cuisine grecque authentique. « On voulait montrer ce qu’était la véritable cuisine grecque, avec les vrais produits. À l’époque, on ne les trouvait pas ici. » Leur première initiative prend la forme d’une petite épicerie, Les Délices d’Aphrodite. Andreas impose très tôt une exigence absolue. « Il était obsédé par la qualité. On allait nous-mêmes à Rungis choisir chaque produit. » Peu à peu, le public suit. Depuis leurs débuts, les frères ont contribué à faire connaître en France des produits aujourd’hui incontournables. « Quand on a commencé, personne ne connaissait le halloumi. Aujourd’hui, il est partout. »
Un écosystème de la gastronomie grecque
Aujourd’hui, la Maison Mavrommatis déploie son savoir-faire à travers différents formats complémentaires. Devenus un restaurant à la fin des années 1980, Les Délices d’Aphrodite conservent une atmosphère conviviale et décontractée. On y retrouve une cuisine grecque traditionnelle centrée sur le
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