Quick célèbre ses 200 restaurants et devient société à mission

Quick célèbre ses 200 restaurants et devient société à mission
P.B-K.-

Le 2 novembre, Quick fêtait le cap des 200 restaurants dans l’Hexagone. Une soirée pour mesurer le chemin parcouru depuis sa relance en 2022, mais surtout annoncer la suite : 150 ouvertures en cinq ans, une arrivée en Suisse et le passage au statut de société à mission.


 


Quick revient de loin. Après la transformation de nombreux établissements en Burger King, la marque avait considérablement réduit sa présence en France. Lors de l’annonce de son rachat par H.I.G. Capital en 2021, elle comptait encore 107 restaurants français. La relance engagée en 2022 a permis l’ouverture d’une centaine d’adresses et la multiplication du chiffre d’affaires par 2,5, jusqu’à atteindre 600 millions d’euros en 2025. Quick rassemble aujourd’hui 70 partenaires franchisés, qui exploitent 90 % du réseau, et plus de 8 000 collaborateurs en France. Son programme de fidélité compte deux millions de membres et l’enseigne revendique 65 millions de clients sur les douze derniers mois. Derrière ces chiffres, Frédéric Levacher, président exécutif de Quick, a surtout tenu à rappeler l’attachement des consommateurs à la marque. Cette fidélité s’appuie sur les produits historiques, le Giant en tête, mais aussi sur une animation régulière de la carte et de la communication. Recettes originales, collaborations avec Norbert Tarayre, campagnes avec Éric & Ramzy, licences Dragon Ball, The Simpsons ou Avengers : Quick entretient son identité populaire en mêlant références familières et nouveautés.


Un appétit de Giant


Le dirigeant entend désormais maintenir le rythme des dernières années. « Pour la France, c’est d’ouvrir 30 restaurants par an », a-t-il annoncé. Soit 150 établissements supplémentaires au cours des cinq prochaines années. Ce programme représente plus de 500 millions d’euros d’investissements et devrait générer 7 500 emplois directs supplémentaires, sur la base d’une cinquantaine par ouverture. La croissance doit également bénéficier aux filières d’approvisionnement. Quick rappelle que sa viande de bœuf provient majoritairement de France. Ses pains sont fabriqués dans l’Hexagone à partir de farine de blé 100 % française, et les sauces de ses burgers sont également produites en France. Pour autant, le dirigeant ne fait pas de la course à la taille son premier objectif : « On ne sera jamais la plus grande marque en termes de taille. En revanche, on veut être la marque préférée des Français. C’est l’objectif. »


Inscrire les engagements dans la durée


C’est l’autre annonce majeure de la soirée : Quick devient société à mission. « Nous sommes la première entreprise de restauration rapide parmi toutes les grandes enseignes à le devenir », a affirmé Frédéric Levacher. La démarche doit donner un cadre commun et durable aux engagements sociaux et environnementaux de l’entreprise. « C’est la possibilité de pouvoir s’engager et d’ancrer dans nos statuts nos engagements sociétaux pour les années à venir. Je précise que c’est une démarche qui est volontaire », a expliqué Nathalie Bakowski, directrice des ressources humaines et RSE. « Nous, ce qu’on sait faire de mieux finalement, à part les burgers, c’est de nourrir des liens dans nos restaurants, en local », a poursuivi Nathalie Bakowski. « Comme on commence à avoir de plus en plus de responsabilités dans les territoires, c’était le bon moment pour s’engager collectivement. »


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Trois objectifs ont été inscrits dans les statuts. Le premier, « faire bouger ensemble les codes de la restauration populaire », porte notamment sur la transparence sur la provenance des ingrédients, les caractéristiques nutritionnelles et les produits alternatifs. Le deuxième vise à « contribuer à recréer du lien au cœur des territoires », à travers l’employabilité et le lien social. Le troisième consiste à « faire grandir durablement ses équipes, franchisés et partenaires ». « On ne voulait pas faire une usine à gaz, quelque chose qui ne soit pas lisible pour nos collaborateurs ou nos consommateurs », a précisé Nathalie Bakowski. Un comité de mission, réunissant des collaborateurs, des franchisés et cinq personnalités extérieures, accompagnera la démarche.


Une première adresse suisse en 2027


Enfin, déjà présente en Belgique, au Luxembourg et au Maroc, avec près d’une centaine de restaurants, l’enseigne cible plusieurs marchés européens : l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Espagne et la Suisse. Une première ouverture suisse est prévue au premier semestre 2027, à Genève. Pour accompagner ces ambitions, Frédéric Levacher en appelle à la mobilisation collective : « Les ambitions sont fortes, il y a une attente des clients, mais il va falloir qu’on soit tous au rendez-vous ensemble. »


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