[Point de vue] Titres-restaurant : « Le match se jouera au Parlement, et nous serons au rendez-vous »

Tendances restauration

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[Point de vue] Titres-restaurant : « Le match se jouera au Parlement, et nous serons au rendez-vous »
Photos©Shutterstock

Alors que le ministre Serge Papin a annoncé l’éventualité d’une proposition de loi de modernisation des titres-restaurant, le débat s’accélère. Entre dématérialisation, commissions et usage alimentaire, le GHR pose une ligne claire : restaurer l’équilibre d’un dispositif devenu central pour l’économie de proximité. Entretien avec Catherine Quérard, présidente du GHR.


 


Tendances Restauration : La fin du titre papier est annoncée. Est-ce une bonne nouvelle pour les restaurateurs ?
Catherine Quérard : Oui, c’est une réforme très attendue depuis des années. Je vois d’ailleurs de nombreux restaurateurs refuser les titres papier, et renoncer ainsi à du chiffre d’affaires, tant leur traitement est chronophage et coûteux. La dématérialisation facilite la gestion et permet aussi un paramétrage beaucoup plus fin des usages autorisés. C’est un levier de sécurisation essentiel, notamment pour éviter les dérives que nous constatons encore dans certains points de vente, où des titres-restaurant peuvent servir à acheter des biens sans lien avec leur objet. C’est un moyen de revenir à l’essentiel : garantir que le titre-restaurant finance bien un repas.


TR : Le gouvernement ne retient pas de plafonnement des commissions. Certains restaurateurs le regrettent. Est-ce votre lecture ?
C.Q. : On peut comprendre que cela soit perçu comme une déception. Le plafonnement a, en apparence, une logique de simplicité. Mais dans les faits, c’est une mécanique trompeuse. Un plafond, dans ce type de marché, finit toujours par


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