[Point de vue] Restauration : l’UMIH se dote enfin d’une boussole économique

Tendances restauration

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[Point de vue] Restauration : l’UMIH se dote enfin d’une boussole économique
Photos©Shutterstock

Longtemps, la profession a dû se contenter du ressenti. Des remontées de terrain, des  témoignages, une intuition partagée par des milliers de restaurateurs, mais aucune donnée tangible à opposer aux pouvoirs publics. Face au gouvernement, l’intuition ne pèse jamais bien lourd. Il fallait des chiffres. Le 26 août, l’Umih a changé la donne en lançant, aux côtés de l’Ordre des experts-comptables, le premier Observatoire économique de la restauration, couvrant à la fois la restauration traditionnelle et la restauration rapide, deux segments dans lesquels l’Umih est représentative. 


 


L’absence de statistiques fragilisait le discours syndical. C’est le paradoxe qui minait depuis des années la parole syndicale : comment défendre efficacement un secteur de près de 180 000 entreprises quand on ne dispose que d’estimations et de moyennes nationales trop peu fiables pour raconter la réalité du secteur dans les territoires ? « Nous allons pouvoir désormais objectiver les remontées du terrain », résume Franck Chaumès, président national Umih Restauration. Sans données comptables fiables, impossible de documenter précisément la dégradation de la rentabilité, la disparité territoriale ou l’ampleur des fermetures. Les arguments présentés étaient souvent jugés anecdotiques par les pouvoirs publics aussi bien au niveau local que national, alors même que le terrain ne cessait d’alerter.


Une méthodologie inédite, construite avec les experts-comptables
Pour combler ce vide, l’Umih s’est associée à l’Ordre des experts-comptables, présidé par Damien Charrier, afin de bâtir un outil fondé sur des données réelles et non sur


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