Biscuit intemporel et addictif, il jouit d’une popularité inégalée depuis près d’un siècle. Sa force ? Une extraordinaire capacité à se réinventer au fil du temps (forme, ingrédients, saveurs), tout en conservant la sacro-sainte nomination « cookie », garante de son succès.
Emilie Niel
Le biscuit le plus « bankable » de notre époque trouverait ses origines à travers d’insignifiants petits morceaux de pâte utilisés pour vérifier la température des fours dans la Perse du VIIe siècle. Une technique qui traverse l’Europe, avant d’être importée aux USA par les colons néerlandais au XVIIe, qui baptisaient alors le petit gâteau « koekje ». Devenu
« cookie » – anglicisme oblige –, il s’est naturellement imposé dans les foyers américains au XIXe siècle grâce à sa robustesse, sa praticité de consommation et de conservation. La bascule entre produit de nécessité alimentaire et biscuit gourmand s’opère en 1938, dans le Massachusetts, lorsqu’une certaine diététicienne du nom de Ruth Graves Wakefield intègre des morceaux de chocolat dans sa pâte. Le « chocolate chip cookie » était né. Aujourd’hui, il règne en maître sur l’offre de snacking sucré en France et dans le monde. En chaînes ou boutiques artisanales, coffee shops, boulangeries ou fast-food, il se consomme croustillant, « chewy », fin ou dodu, en version
Le contenu de ce dossier est réservé aux abonnés
Pas encore abonné ? Abonnez-vous !
Vous êtes abonné ? Connectez-vous
Accédez à l’ensemble des articles de Tendances restauration à partir de 30€
S'abonner


