L’UMIH tire la sonnette d’alarme après les décisions prises par France compétences lors de son conseil d’administration du 2 avril 2026. L’organisation patronale dénonce une révision à la baisse des niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage, jugée particulièrement préoccupante pour les métiers des hôtels, cafés et restaurants.Dans le détail, plusieurs formations clés sont touchées par des diminutions significatives : jusqu’à -46 % pour le titre de « serveur en restauration », -41 % pour celui de « barman » et -17 % pour « commis de cuisine ». Pour l’UMIH, ces arbitrages confirment des craintes exprimées de longue date et risquent de fragiliser durablement la filière. Le syndicat rappelle pourtant les efforts récents de la branche HCR pour soutenir l’apprentissage. Depuis le 1er août 2025, les salaires des apprentis ont été revalorisés de 22 %, tandis qu’une contribution conventionnelle formation, estimée à plus de 100 millions d’euros, a été mise en place pour renforcer la formation professionnelle continue.
Dans ce contexte, l’UMIH redoute un effet domino sur l’ensemble de l’écosystème, notamment un désengagement des centres de formation. « Nous sommes en colère et inquiets. C’est un coup d’arrêt brutal de la dynamique de l’apprentissage dans l’hôtellerie-restauration qui s’annonce. Les établissements du secteur HCR accueillent, chaque année, 45 000 apprentis. L'apprentissage n'est pas qu'une modalité technique, c'est le socle de notre profession. Toucher à ce modèle, c'est mettre en péril la transmission de nos savoir-faire et plus largement l'attractivité de notre secteur pour les nouvelles générations. », alerte Thierry Marx.
Pour la profession, ces décisions interviennent à un moment clé, alors que les tensions de recrutement restent fortes et que l’apprentissage demeure un levier central pour former et attirer les futurs talents du secteur.
