Vous n’êtes pas tombé dans la restauration tout petit ?
Thierry Veil : Non. Selon l’un de mes préceptes, nous sommes sur cette planète pour réaliser nos rêves. Et mon premier rêve, totalement anti-glamour, était de faire de l’audit financier. Aller toutes les semaines dans une entreprise différente, avec une méthodologie très structurée et organisée autour du chiffre, mais aussi de l’écoute et de l’empathie, ça me fascinait !
Vous avez fait des études de commerce et d’expert-comptable ?
T.V. : Oui, originaire de Strasbourg, j’ai suivi un cursus commerce et expert-comptable à Paris, avant d’intégrer un grand cabinet d’audit anglo-saxon. Pendant douze ans, ce fut une expérience inoubliable qui m’a conduit à vivre à Nouméa, San Francisco, Londres. Mon deuxième rêve était d’évoluer dans le monde du foot. Je suis donc devenu directeur général du
Racing Club de Strasbourg, le club de foot professionnel dont j’étais fan. Je me pinçais le matin en me disant que, dans ma jeunesse, j’avais les posters des gens avec qui je travaillais !
Ce fut pourtant une aventure décevante ?
T.V. : Oui. Il y a des rêves qu’il vaut mieux laisser en l’état, on ne partageait pas les mêmes valeurs. Après, il a fallu déterminer un nouveau rêve. La restauration nous fascinait avec Gilles
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