L’été 2026 aura été difficile pour une large majorité des cafés, hôtels et restaurants. Selon une enquête menée par l’UMIH du 27 au 31 août auprès de 1 300 professionnels représentatifs du secteur en France, 63,7 % déclarent un chiffre d’affaires en baisse sur juillet-août par rapport à 2025. Seuls 16,8 % enregistrent une progression et 19,5 % une activité stable. La fréquentation a également reculé : 65,2 % des établissements constataient dès juillet une baisse par rapport à juillet 2025. L’enquête met en évidence une évolution des comportements : les clients continuent de sortir et de partir en vacances, mais réduisent leurs dépenses, avec moins de boissons et de desserts, des formules raccourcies ou encore davantage de plats partagés et de réservations tardives.
Deux principaux facteurs observés
Deux facteurs sont particulièrement cités par les professionnels : le recul du pouvoir d’achat, mentionné 860 fois, et les épisodes de canicule, cités 827 fois. La chaleur a notamment pénalisé les services du midi et les terrasses, tandis que les incendies ont entraîné localement des annulations et des interruptions d’activité. Pour l’UMIH, la difficulté est renforcée par le maintien de charges élevées, notamment pour les matières premières, l’énergie et la masse salariale. À cela s’ajoutent des réservations plus tardives et une fréquentation irrégulière, qui compliquent la gestion des équipes, des achats et des plannings. « Quand près de deux entreprises sur trois perdent du chiffre d’affaires en pleine saison estivale, ce n’est plus un accident local. C’est un signal économique majeur », estime Thierry Marx, président confédéral de l’UMIH, qui appelle à une prise en compte immédiate de la situation économique des entreprises du secteur, en particulier les plus fragiles. Pour l’organisation, l’enjeu est désormais clair : au-delà du chiffre d’affaires, c’est la capacité des entreprises à préserver leur marge qui est en question.



