L'Umih tire la sonnette d'alarme après avoir interrogé plus de 1 000 professionnels sur les conséquences de l'épisode de canicule. Selon cette enquête, 91 % des établissements déclarent avoir subi un impact négatif sur leur activité, malgré le fait que 50 % d'entre eux soient équipés d'un système de climatisation. La principale conséquence est une baisse de la fréquentation, alimentée par les annulations et les reports de réservation. Plus de la moitié (55 %) des professionnels font état d'un recul marqué de leur chiffre d'affaires, tandis que 30 % estiment avoir perdu plus de 30 % de revenus par rapport à la même période de l'an dernier. À cette baisse d'activité s'ajoutent des surcoûts. 60 % des répondants évoquent des dépenses supplémentaires, liées notamment à la maintenance et à la réparation des équipements (27 %), à l'achat de systèmes de climatisation ou de ventilation (21 %) et aux pertes de marchandises (17 %).
Des conditions de travail difficiles
Les fortes chaleurs ont également pesé sur les conditions de travail. Près de 79 % des établissements signalent des répercussions sur leurs salariés, avec une fatigue accrue (40 %), des difficultés à travailler en cuisine ou en extérieur (29 %) et la nécessité d'accorder davantage de pauses (17 %). Face à ces difficultés, les professionnels indiquent avoir adapté leurs organisations, en mettant notamment de l'eau à disposition, en aménageant les horaires, les tenues ou encore les cartes. L'enquête met aussi en avant la mobilisation du secteur pendant cet épisode de canicule. Les établissements ont été sollicités pour accueillir des personnes vulnérables dans leurs espaces climatisés et 43 % déclarent avoir mis de l'eau à disposition de tous et/ou fourni d'importantes quantités de glaçons aux pompiers ou aux hôpitaux. À la suite d'un courrier adressé au ministre Papin, l'Umih annonce qu'elle réunira prochainement ses cinq présidents de branche afin de recenser les mesures mises en place par les professionnels et de diffuser les bonnes pratiques pour mieux préparer le secteur aux prochains épisodes de fortes chaleurs.
