175°C : la rôtisserie-traiteur nouvelle génération

175°C : la rôtisserie-traiteur nouvelle génération
©Pierre Lucet-Penato

On est tous déjà allés à la rôtisserie du coin acheter le poulet du dimanche. Ces saveurs d'autan, on s'en souvient. Peut-être même un peu trop… Alors forcément, on a envie de les retrouver. C'est ce goût de reviens-y que Baptiste Huet s'est donné pour mission de faire renaître avec 175°C, un nom inspiré d'une température située à mi-chemin entre la cuisson idéale des viandes et celle des légumes.


Ce n’est pas un projet qui date d’hier. S'il a mûri depuis cinq longues années, ses racines remontent en réalité à l'enfance. "Mes parents tenaient depuis 1995, la boucherie Huet à Boulogne, une adresse bien connue qui a fermé il y a quelques années." Il ajoute : "Mes oncles et mes tantes ont également eu des restaurants en région parisienne. À passer tous mes week-ends dans les commerces familiaux, c’était une suite logique pour moi." C’est donc après des études à l’école hôtelière Vatel à Bruxelles, un master à Ferrandi Paris et un CAP de boucher que son projet a émergé, avec l’ouverture de son établissement le 28 avril 2026.


Moderniser la tradition


"Je voulais montrer qu’une rôtisserie n’était pas obligée de se limiter à une offre mono-produit. On peut faire plein de choses,  aussi bien sur les cuissons que sur tout ce qu’il y a autour." Chez 175°C, on peut déguster un vrai repas avec des entrées, des accompagnements et même des desserts. « On reprend des classiques du traiteur français en les revisitant avec des twists. » Pour les créations, Baptiste Huet est aidé du jeune chef Jules Sevenet : "C’est lui qui a inventé les carottes râpées fumées par nos soins et assaisonnées avec une vinaigrette citronnée et une harissa douce maison." En plus d’en faire un concept de rôtisserie-traiteur, il a voulu créer une véritable atmosphère où l’on se sent comme à la maison. Dès qu’on franchit le pas de la porte, on peut observer des photos de famille aux murs, des objets vintages chinés à droite et à gauche, des produits dérivés de l’enseigne, ainsi que le fameux rôtissoir au comptoir, impossible de passer à côté de sa couleur orange vive. "C’était un de mes souhaits qu’il soit si apparent, on l’a vraiment conçu sur mesure", souligne le fondateur. Mais ce n'est pas son seul souhait, le jeune entrepreneur porte également un intérêt tout particulier à la qualité des produits, au fait maison et aux producteurs locaux, qui constituent les piliers de son offre.





En semaine comme le week-end


Du côté de cette immense et inévitable vitrine, on retrouve quelques entrées fraîches comme leur traditionnel céleri rémoulade à la mayo fumée au foin ou encore leurs poireaux rôtis à la vinaigrette et à la moutarde à l'ancienne. Les viandes rôties (poulets, poitrines de porc et saucisses) occupent une place centrale, avec le traditionnel poulet fermier, mariné à la moutarde, au miel et aux herbes de Provence. L'offre est complétée par des légumes rôtis de saison : courgettes, aubergines ou poivrons. "Ici, on accorde autant d'importance à la cuisson de la viande qu'à celle des légumes, c'est aussi pour cette raison qu'on se démarque des rôtisseries traditionnelles", explique Baptiste Huet Les sandwichs constituent également un temps fort de la carte, pensés pour les déjeuners sur le pouce. Ils se garnissent de poulet effiloché, de poitrine de porc, d'aubergines ou de poivrons rôtis, accompagnés de pickles, de crudités et de sauces maison. Enfin, quelques desserts peuvent venir conclure le repas : mousse au chocolat, abricots rôtis au yaourt et au miel, fondant au marron, salade de fruits ou encore cookie. En quelques mots, 175°C, c’est la rôtisserie de quartier revisitée, qui modernise les codes tout en gardant l’esprit du commerce traditionnel français.





B.C-.D.


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