Le manque d’options saines et accessibles pèse directement sur les habitudes alimentaires. C’est le principal enseignement du baromètre Vegocracy 2026, une étude internationale menée par Ipsos pour Picadeli. En France, 14 % des actifs et étudiants (1 sur 7) déclarent sauter le déjeuner lorsqu’aucune offre saine, rapide et abordable n’est disponible à proximité. Un signal fort pour les professionnels de la restauration. Selon le sondage, 44 % des Français n’ont pas accès à une alternative équilibrée près de leur lieu de travail ou d’études, tandis que 83 % souhaitent davantage d’options fraîches et prêtes à consommer en magasin. Faute d’offre adaptée, certains se tournent vers des substituts comme les barres ou boissons énergétiques. La gen Z apparaît particulièrement exposée : 31 % des 18-29 ans remplacent régulièrement leur déjeuner par des produits de substitution. Pourtant, 83 % affirment qu’ils consommeraient plus de fruits et légumes si l’accès était facilité. L’édition 2025 pointait déjà qu’un jeune sur quatre ne trouvait pas de déjeuner sain et abordable près de son lieu de vie.
Selon Pierre Chandon, professeur de marketing et directeur du Centre multidisciplinaire des sciences comportementales Sorbonne Universités-INSEAD, cité par l’étude Vegocracy 2026, la spécificité française tient à un rapport culturel fort au repas : plaisir, qualité et dimension émotionnelle priment sur la seule logique nutritionnelle. Rendre l’offre saine, désirable et visible, plutôt que culpabilisante, apparaît ainsi comme un levier stratégique pour les enseignes comme Picadeli, qui ambitionne de déployer 1 000 nouveaux bars à salades en France d'ici à 2027.
T.L.B.
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