Dans un secteur sous tension permanente, l’UMIH affirme une conviction nette : aucune pression, aucun « coup de feu », aucune habitude ne justifie les humiliations, les débordements ou la violence au travail. En proposant un guide opérationnel et des outils concrets, le syndicat entend faire des pratiques respectueuses un vrai levier de performance et d’attractivité pour les entreprises.
Diriger un établissement hôtelier, faire fonctionner une cuisine, superviser le service en salle, c’est jongler en permanence entre exigence de qualité, rentabilité économique, instabilité des équipes, attentes des salariés et pression du service. De leur côté, les équipes affrontent des difficultés liées aux horaires décalés, aux clients pressés, aux sous-effectifs, etc. La direction comme les salariés jonglent avec ces contraintes, et le risque est grand de laisser le stress déborder en comportements inappropriés.
Pour l’UMIH, le « On a toujours fait comme ça » ou le « Moi, à ton âge, je faisais 50 heures sans me plaindre » n’a aucune légitimité pour excuser des conduites irrespectueuses. Insultes, menaces, bizutages, propos racistes, sexistes ou homophobes, attouchements « pour rigoler » ou sanctions injustifiées n’ont pas leur place dans les entreprises du secteur. Au-delà du choc pour la personne visée, ces dérives coûtent cher, non seulement à l’entreprise (ambiance toxique, défiance, départs en chaîne, absentéisme, réputation ternie et, à terme, baisse
du chiffre d’affaires),
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