[Point de vue] L’engagement de l’UMIH pour le fait maison

Tendances restauration

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[Point de vue] L’engagement de l’UMIH pour le fait maison
Photos©Shutterstock

La restauration française traverse une période économique particulièrement difficile, marquée par une hausse des coûts d’exploitation, une baisse significative du pouvoir d’achat des consommateurs, une évolution des habitudes alimentaires. Dans ce contexte, le fait maison représente un rempart essentiel pour préserver la richesse et l’identité de la gastronomie française.


 


La restauration française constitue un pilier majeur de l’économie nationale, de la vie sociale et du patrimoine culturel du pays. Elle joue également un rôle essentiel dans l’emploi local, notamment dans les territoires ruraux et touristiques. En 2025, la fréquentation des restaurants traditionnels recule de manière significative et le secteur connaît une crise structurelle avec un nombre record de défaillances d’éta­blissements. Confrontés à une triple contrainte – pression financière accrue, flambée des coûts des matières premières et pénurie croissante de personnel qualifié – de nombreux restaurateurs sont forcés de repenser leur offre. Cette adaptation se traduit parfois par une baisse de qua­lité, modifiant profondément le paysage gastronomique. Un phénomène de « dégastronomisation » s’installe progressivement en France.
​Dans ce contexte, le fait maison prend une importance toute particulière. Un restaurateur qui fait du fait maison cuisine des plats à partir de produits bruts et frais, valorisant un savoir-faire culinaire artisanal et un travail de qualité pourtant souvent menacé par la standardisation et l’industrialisation. « Le fait maison redonne de la valeur au travail artisanal, aux compétences et au temps consacré en cuisine », rappelle Franck Chaumès, prési­dent national de la


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