Les ventes d’alternatives végétales en forte croissance en France

Les ventes d’alternatives végétales en forte croissance en France

Le Good Food Institute Europe (GFI Europe) publie une nouvelle analyse du marché français des alternatives végétales, basée sur les données de Circana. Entre 2022 et 2024, les ventes au détail ont progressé de 20,5 % en valeur, atteignant 537 millions d’euros en 2024. Cette dynamique s’accompagne d’une hausse de 7,5 % en volume, malgré un contexte économique marqué par une inflation alimentaire élevée en 2023.


Une croissance répartie sur toutes les catégories


En 2024, les consommateurs français ont acheté 232 millions d’unités d’aliments végétaux (+7,9 % par rapport à 2023), soit 147 millions de kilos (+5,1 %). Tous les segments sont en progression. Les laits végétaux restent dominants, représentant 42 % de la valeur totale du marché, avec 8,1 % de part de marché du lait en valeur. Les catégories de la viande végétale (+15,5 % en valeur) et des yaourts végétaux (+10,2 % en valeur) poursuivent également leur développement. Le fromage végétal se distingue avec la plus forte progression en volume (+19,5 %) et en valeur (+18,6 %) entre 2023 et 2024. Les **crèmes végétales** suivent avec +11,3 % en volume.


Une opportunité stratégique pour la France


Les produits de marques de distributeur (MDD) ont vu leurs ventes en volume augmenter de 8,9 % en un an et de 21,6 % depuis 2022, notamment sur les laits végétaux. Toutefois, ils perdent des parts de marché sur la viande et les yaourts végétaux, ce qui suggère que le goût et la qualité restent déterminants dans le choix des consommateurs. Selon des données d’Euromonitor, plusieurs des marques végétales les plus vendues en France sont françaises. Le développement de cette production locale ouvre des perspectives en matière de souveraineté alimentaire, réduction des impacts environnementaux, santé publique, diversification des protéines, et création d’emplois durables. Pour Hélène Grosshans, Responsable des investissements en infrastructures au GFI Europe, cette dynamique « constitue une opportunité précieuse de renforcer les collaborations public-privé, d’orienter les investissements vers les infrastructures de production de protéines alternatives, et de stimuler la croissance économique. »


L.J

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