L’Union européenne a reporté sa décision concernant l’encadrement des appellations utilisées pour désigner les produits végétaux. Cette décision, attendue par les acteurs de la filière, intervient dans un contexte de débats autour de l’information du consommateur et de l’évolution des pratiques alimentaires. L’hypothèse d’une interdiction de termes tels que « steak végétal », « burger végétal » ou « saucisse végétale » est évoquée dans le cadre des discussions européennes. Ces appellations sont aujourd’hui utilisées pour permettre aux consommateurs d'identifier les alternatives végétales. Une étude de l’Organisation européenne des consommateurs indique que 80 % des Européens ne se déclarent pas gênés par l’usage de ces termes lorsque l’étiquetage est jugé clair.
Un marché porteur
De plus, la filière des alternatives végétales connaît un développement soutenu, dans un contexte plus large de déconsommation de viande. Sur le plan nutritionnel et environnemental, une étude scientifique publiée en 2022 dans la revue Plant-based animal product alternatives are healthier and more environmentally sustainable than animal products indique également que les alternatives végétales, bien qu’ultra-transformées pour certaines, présentent des avantages par rapport à des produits comparables à base de protéines animales. Cette séquence intervient parallèlement lors de débats nationaux sur l’information du consommateur. En France, la tentative d’intégration du Nutri-Score dans le cadre du PLFSS 2026 a été rejetée par l’Assemblée nationale le 3 décembre, après un premier vote favorable et une opposition du Sénat. Ces éléments illustrent des arbitrages en cours autour des outils de lisibilité et de transparence alimentaires. De plus, l’Union européenne identifie la réduction de la consommation de viande et le développement des alternatives végétales comme des leviers de sa stratégie en matière de climat et de santé publique.
