Christophe Fargier, dirigeant de Ninkasi, revient sur la manière dont le groupe a fait de la musique, du jeu et de l’animation en général de véritables moteurs de trafic.
Vous travaillez beaucoup sur l’animation des points de vente. Pourquoi ce sujet est-il devenu central ?
Christophe Fargier : Aujourd’hui, notre concurrence, c’est le canapé. Qu’est-ce qui fait que quelqu’un accepte de sortir ? C’est le fait de se dire qu’il va prendre plus de plaisir dehors que chez lui. L’animation et la rencontre deviennent donc des
éléments clés : on ne vient plus seulement boire un verre ou manger, on vient chercher une ambiance, un moment collectif.
Chez Ninkasi, la musique est au cœur du concept depuis l’origine ?
C.F. : Au départ, nous avons créé une fabrique de bière et, dans son prolongement, un bar-restaurant-café-concert. La musique a donc toujours été un ingrédient fondamental du concept et notre premier site, à Gerland, pouvait accueillir jusqu’à 1 800 personnes, avec une vraie scène et de gros moyens. C’est plus facile, dans ces conditions, d’amortir un concert. Quand nous avons ouvert des établissements plus petits, il a fallu adapter le modèle : une programmation régulière de concerts n’est pas viable économiquement. En revanche, il faut maintenir une fréquence d’animation élevée. C’est ce
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