Difficile de recruter ? Pendant longtemps, j’ai sincèrement pensé que le problème venait des jeunes. Les candidatures se raréfiaient, le turnover augmentait, les équipes semblaient moins stables qu’avant. Et, comme beaucoup, j’ai fini par me réfugier dans cette explication confortable : « Les jeunes ne veulent plus travailler. » Pas si simple en fait…
Un souvenir m’a définitivement fait changer d’avis. Un restaurant avait perdu trois chefs de rang en six mois, malgré des salaires au-dessus du marché et des profils compétents. Plutôt que d’augmenter encore les rémunérations, l’établissement a revu son organisation : plannings publiés trois semaines à l’avance, rôles clarifiés par écrit, réunion hebdomadaire de quinze minutes. 18 mois plus tard, aucun départ. Le problème n’était pas générationnel. Il était organisationnel.
Un modèle pensé pour tenir…
Pas pour durer. Nous avons longtemps structuré nos établissements pour absorber la pression par l’engagement individuel. Plannings modifiés à la dernière minute, responsabilités transmises de façon implicite, décisions prises dans l’urgence. Le système fonctionnait parce que les équipes acceptaient d’encaisser. Mais ce modèle reposait sur l’endurance, pas sur la durabilité. Les nouvelles générations n’ont pas
moins de volonté que les précédentes. Elles ont simplement moins de tolérance pour l’instabilité permanente. Ce n’est pas une fragilité. C’est une exigence de cohérence.
L’erreur réflexe : croire
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