[Fiche pratique] 1er mai : sécuriser le travail dans les hôtels, cafés et restaurants

Tendances restauration

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[Fiche pratique] 1er mai : sécuriser le travail dans les hôtels, cafés et restaurants
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À deux mois du 1er mai, Tendances Restauration a interrogé Catherine Quérard, présidente du Groupement des Hôtelleries et Restaurations de France (GHR), sur la proposition de loi visant à sécuriser l’ouverture de certains commerces ce jour-là.


 


Pouvez-vous nous rappeler quel est l’objet de cette proposition de loi ?
Catherine Quérard : Cette proposition de loi (PPL), déposée l’été dernier par le groupe centriste au Sénat, vise à sécuriser le travail le 1er mai pour certains commerces. Elle distingue deux cas de dérogation :
– les entreprises dont « l’activité ne peut être interrompue », sans autre précision, car aucun décret ne vient à ce jour donner une liste des secteurs concernés, et la proposition de loi ne prévoit pas de le faire ;
– les entreprises appartenant à quatre grands secteurs d’activité (fabrication ou préparation de produits alimentaires destinés à la consommation immédiate, vente de produits alimentaires au détail, vente de fleurs naturelles et activité culturelle) qui répondent « à un besoin du public lié à un usage traditionnel propre au 1er mai ». À la différence du premier cas de dérogation, ces entreprises devront, pour ouvrir le 1er mai, obtenir au préalable l’accord écrit de chacun des salariés concernés. Un décret viendra lister ces entreprises.


Le texte va dans le bon sens, donc pourquoi le GHR est-il mobilisé ?
C.Q. : D’abord, parce que le projet de texte, censé sécuriser l’ouverture de certains commerces le 1er mai, oublie totalement le secteur de l’hôtellerie-restauration.


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